Kenya : une classe de danse classique sort les jeunes d’un des plus grands bidonvilles d’Afrique

Un article paru dans le Journal La Relève et la Peste http://lareleveetlapeste.fr/kenya-classe-de-danse-classique-sort-jeunes-dun-plus-grand-bidonville-dafrique/

Kenya : une classe de danse classique sort les jeunes d’un des plus grand bidonville d’Afrique

Fredrik Lerneryd est un photographe Suédois qui vit à Nairobi et travaille pour des médias internationaux, des ONG ainsi que ses propres projets. Alors qu’il travaillait aux alentours de Nairobi, dans un des plus grands bidonville d’Afrique, il tombe par hasard sur une classe de danse classique au cœur du quartier de Kibera.

Pieds en plume sur classe en béton

Voir les photos sur site : http://lareleveetlapeste.fr/kenya-classe-de-danse-classique-sort-jeunes-dun-plus-grand-bidonville-dafrique/

Les photographies de Fredrik Lerneryd sont stupéfiantes de par leur contraste entre douceur et concentration des danseurs et rudesse de leur environnement. L’association anglaise Anno’s Africa offre l’opportunité à 800 enfants kényans d’accéder à des classes artistiques telles que des classes d’art, de musique et de danse traditionnelles, de danse classique…

Dans la classe du quartier de Kibera, c’est l’ancien danseur et chorégraphe Mike Wamaya qui forme la quarantaine de jeunes. Chaque semaine après l’école, les enfants débarrassent la salle de classe de ses tables et chaises et la nettoie consciencieusement afin de laisser place à un espace d’expression artistique. Si la plupart des cours se font pieds nus, les danseurs les plus perfectionnés ont accès à des ballerines d’occasion grâce à l’association et aux différents dons. Les curieux du quartier s’empressent d’observer et de profiter de ces entraînements sauvages quotidiens à travers les vitres brisées de la petite salle de classe.

La danse comme échappatoire

Dans une ville qui contient plus de 2,5 millions de personnes répartis dans 200 bidonvilles, cette classe est non seulement un moyen de s’échapper du quotidien mais également de se sentir valorisé, de reprendre confiance et même parfois de se frayer un chemin de sortie vers un avenir meilleur. Quatre danseurs qui ont profité de ces classes ont été motivés par cette discipline et ont parfois reçus des bourses afin d’étudier hors du bidonville et de s’entraîner plus régulièrement à Karen, un quartier favorisé de Nairobi. En décembre dernier, les élèves ont eu la chance de prendre part à la représentation de « Casse-Noisette » sur les planches du Théâtre National de la capitale.

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